"Mathilde Pénicaud développe un langage sculptural à partir de l’alliance « fondamentale » entre l’acier et le béton. Ce langage formel fait référence à une préhistoire et un antique reconstruits, où traces de vie animales et végétales, et vestiges de réalisations humaines cohabitent dans un même état figé de matière : une roche d’un nouveau genre, une pierre factice, un artéfact moderne, le béton armé.
Les fragments et squelettes que nous donne à voir Mathilde Pénicaud sont, à la manière d’une synecdoque, les signifiants d’un monde plus vaste et plus complet, que l’on est tenté de recréer en ajoutant chair et mouvement au vivant, hauteur, rondeur et régularité au bâti.
Recréer ou créer ? Car nul doute qu’aucun animal ni aucune plante, même fossilisé, n’a jamais eu comme ossature des tiges de fer, ni comme articulations des masses de béton. De même, il n’est pas de temples antiques dont les piliers et colonnes auraient été sculptés dans du béton armé et sertis d’une spirale d’acier aux arêtes vives. Peut-être s’agit-il alors d’une antiquité et d’une préhistoire à venir. "
Audrey Koulinsky
"Mathilde Pénicaud elaborates with steel and concrete a formal language, technically coherent and straightforward. In reality, she sculpts initially with steel, the figure; followed by concrete, the mass; this reveals and locks the shapes, releasing the essence. The sculptural work of Mathilde Pénicaud refers to a prehistoric and antique reconstruction, where traces of animal and plant life, and the vestiges of human realizations cohabitate in the same fixed state of material:  a new type of rock, a fake stone, a modern artefact, reinforced concrete. The fragments and skeletons which Mathilde Pénicaud allows us to see are, in the manner of a synecdoche, significations of a wider and more complete world, which we are tempted to recreate by adding flesh and movement to the living, and height, roundness, and regularity to the structure. To recreate or to create ?  Because there is no doubt that neither animal nor plant, even fossilized, has ever had as a backbone pieces of steel, nor joints made of concrete masses. As well, there are no antique temples with pillars and columns sculpted in reinforced concrete and set in a sharp-edged steel spiral. Perhaps it is about an ancient and prehistoric time yet to come."
Audrey Koulinsky
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